La souffrance des peuples : de la dictature à la liberté.

jean marc henry peuple

 

Depuis plusieurs années, la manière dont les peuples peuvent empêcher ou détruire les dictatures a été l’une des principales préoccupations. Elle s’est en partie nourrie de l’idée que les êtres humains ne doivent pas être dominés et détruits par de tels régimes. Cette foi a été renforcée par des lectures et des exemples sur l’importance de la liberté humaine, qui viennent à l’encontre de la nature des dictatures.

Quelquefois, j’ai visité des lieux de combats réduits à de simples cimetières remplis de corps d’hommes, de femmes et d’enfants morts beaucoup trop tôt. Il est triste de réaliser que toutes les dictatures laissent une telle trace de son passage.

Beaucoup de gens souffrent actuellement d’une dictature brutale, ils se sont parfois exilés pour y échapper. Ils ne croient pas que les opprimés puissent se libérer eux-mêmes. Mais ils pensent que leur peuple ne peut être sauvé que par l’intervention de tiers. Ils placent leur confiance en des forces extérieures et croient que seule l’aide internationale peut être assez puissante pour renverser les dictateurs.

Cette idée selon laquelle les opprimés sont incapables d’agir efficacement est parfois exacte, du moins temporairement.

Souvent les peuples opprimés sont manipulés pour qu’ils manquent de volonté et cela les rend incapables de lutter, car ils n’ont aucune confiance en leur capacité de faire face à une dictature brutale et ne voient aucun moyen de s’en sortir.

On comprend donc qu’ils placent leurs espoirs de libération en des entités tierces, en une force extérieure qui peut être « l’opinion publique », les Nations Unies, un autre pays, ou encore des sanctions économiques et politiques internationales.

Une telle vision pose de sérieux problèmes. Cette confiance accordée à une puissance extérieure peut être très mal placée. Le plus souvent aucun sauveur étranger ne se présente, et si l’un d’eux le fait, on ne devrait probablement pas lui faire totalement confiance.

Si les dictateurs et les démocrates parlent ensemble de paix, il faut garder les idées claires, à cause des dangers que cela induit : tous ceux qui se servent du mot « paix » ne souhaitent pas nécessairement la liberté et la justice. La soumission passive à l’oppression cruelle de dictateurs ayant fait subir des atrocités à des centaines de milliers de personnes ne correspond en aucun cas à la paix. La paix d’un dictateur n’est souvent rien de plus que la paix de la prison ou de la tombe.

Il est rarement possible de couper complètement les dictateurs de leurs sources. En pratique, cela reviendrait à demander à la totalité de la population et à presque toutes les institutions de la société qui avaient été jusque-là largement soumises de rejeter définitivement le régime dans son ensemble et de le défier subitement par une non coopération forte et massive.

La liberté acquise par une lutte basée sur la non-violence peut être durable. Elle peut être maintenue par un peuple tenace, engagé dans sa préservation et son développement.

La résistance non violente a fait progresser la démocratie de tout temps !!!

JE REVE DE CE JOUR OU LES CHEFS D’ÉTAT COMPRENDRONS QUE D’ÊTRE AIMER PAR LEUR PEUPLE A L’UNANIMITE EST LA PLUS BELLE DES RÉCOMPENSES…

« L’Afrique n’est pas un continent mais un seul peuple »

Jean Marc Henry

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