Le tribalisme, l’injustice, l’esclavagisme, la discrimination et le racisme n’ont aucune excuse.

Je voudrais ici mettre en garde contre un aspect du tribalisme et du régionalisme, entretenu par ceux qui sont de la Tribu du président de la République ; dès l’instant où un homme est au pouvoir, il n’appartient plus à sa région ni à sa tribu. Il est et doit être un homme du peuple. 

C’est dire que les hommes de sa région ou de sa tribu ne peuvent et ne doivent en aucun cas se prétendre seuls garant du pouvoir, seuls révolutionnaires et donner ainsi l’impression que tous ceux des autres régions où des autres tribus sont étrangers à la révolution, à la Nation et au pouvoir. La révolution et le pouvoir ne peuvent être confisqués par une région quelle qu’elle soit.

Le tribalisme, pire qu’une tumeur, qui gangrène nos sociétés qui n’ont pas compris que nos différences devaient être une force, pas une faiblesse.

Tout le problème se situe au niveau du pouvoir, de la conquête du pouvoir pour le pouvoir. C’est dire que les hommes de sa région ou de sa tribu ne peuvent et ne doivent en aucun cas se prétendre seuls garant du pouvoir, seuls révolutionnaires et donner ainsi l’impression que tous ceux des autres régions où des autres tribus sont étrangers à la révolution, à la Nation et au pouvoir.

Le tribalisme et le régionalisme, il faut l’avouer, se pratiquent à tous les niveaux, depuis le bureau politique et le gouvernement, jusqu’aux directeurs des services centraux et chefs de service. Aussi, lorsque le président s’engage à dénoncer et à combattre cette pratique, on crie et on s’agite contre lui..

Qu’importe que le chef soit du Nord ou du Sud ou de l’est ou de l’ouest. Aussi, lorsque le président s’engage à dénoncer et à combattre cette pratique, on crie et on s’agite contre lui.. D’où l’interdépendance des tribus et des régions constitue une nation que nous voulons indivisible. Seule l’unité nationale dans le travail, dans la démocratie et dans la paix peut assurer à nos peuples des victoires certaines sur l’impérialisme et le sous-développement.

Il est donc de ce fait impératif que nous prônions des valeurs beaucoup plus nationales, unificatrices et continentales plutôt que celles tribales, séparatistes et exclusives. Seulement, ainsi, nous pourrons prétendre à un développement sain, harmonieux et à la grandeur qui nous est dû. Car le « tribalisme » est une gangrène pour le développement de nos États Africains.

À vrai dire, comment parler d’unité si l’Africain où qu’il se trouve, et avant toute action, regarde d’abord le patronyme, écoute d’abord le dialecte parlé, puis pense d’abord à sa région, sa famille, son village, aux siens, aux ressortissants de son département avant de recruter, de rendre service, de faire du bien, d’aider, de soutenir, d’agir ?

Qui retient l’Afrique au banc des nations.
Malgré les discours s’y rapportant
Une question demeure importante :
Comment devrions-nous sortir de cette prison du tribalisme ?
Comment échapper à ce martyr qui bloque le développement de l’Afrique ?

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