Le pari de la liberté

Prisonnier de leur propre État, manipulés par l’Occident, infantilisé par la communauté internationale, quelle voie reste t-il aux Africains à part celle de prendre leur destin en main dans un combat pour les libertés ?

Quand on demande à un peuple de se lever comme un seul homme, de se battre pour sa liberté, mais que ce peuple préfère fixer le sol ou regarder dans le vide, on ne peut le considérer comme un peuple souverain.

Les responsables politiques aiment invoquer la complexité du monde pour expliquer qu’il serait fou de vouloir le transformer pourtant aujourd’hui l’histoire s’accélère. Partout, le continent s’enflamme, criant sa soif de liberté. Si le choc est si brutal, c’est sûrement dû à une histoire douloureuse. De la privation totale de la liberté en période d’esclavage, puis sous la colonisation, l’Afrique est aujourd’hui en recul total dans le classement des libertés par rapport au reste du monde.

L’exemple des pays riches et des pays en voie du développement ne peut qu’interpeller les populations enserrées dans la pauvreté et privées des libertés qui leur permettraient de créer leur propre richesse, condamnée à attendre le progrès d’États défaillants et tyranniques transis de peur face au démon des libertés.

Le développement de nos libertés est étroitement lié à nos démocraties. Or, je pense que la démocratie progresse dans le monde. Mais on ne doit pas oublier que sous nos yeux, des gens sont tués parce qu’ils osent revendiquer leurs libertés. C’est pourquoi je milite pour un droit d’alerte international pour protéger les peuples de leurs dictateurs.

Lorsqu’un peuple ne s’insurge pas face à l’injuste, et qu’il se contente d’un rien pour survivre, ce peuple est coupable de son sort.
Libérer son pays, c’est construire l’avenir dans la durée, non seulement pour soit même, mais aussi pour les générations futures.
L’africain ne se positionne pas dans le futur, il vit au jour le jour, il rêve et bave sur la réussite des autres.

Pendant ce temps, nos enfants ne vont pas à l’école, nos sœurs accouchent à même le sol, il n’y a toujours pas d’eau potable généralisée dans les maisons et l’électricité devient un jeu de poker.

Ouvrons donc les yeux sur le continent. On y voit un monde en train d’arracher sa liberté enserrée dans des dictatures protégées par les puissances internationales qui en tirent profit.

Il faut faire confiance au peuple et le libérer. Ce n’est pas dieu est encore moins l’occident qui vous sauvera.

Pourquoi donc se voiler la face ?

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