Est-il éthique de continuer à gouverner des états de cette façon médiocre et méprisante ?

Bien qu’issu d’une génération qui s’est intellectuellement abreuvée de discours anti-impérialistes, ceux qui croient que la légitimité populaire importe moins que le soutien des grandes puissances. Comme beaucoup d’autres dirigeants africains, il est convaincu qu’un Président apprécié par ces puissances et disposant de moyens financiers et de la force publique, peut toujours se maintenir au pouvoir ; de surcroît dans un contexte où la misère et la lâcheté prédisposent beaucoup, au sein du petit peuple comme de l’élite, à une sorte de résignation.

Héraclite écrit : « On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve ». Cette importante pensée sur la dialectique implacable, voire le devenir, (Ou changement (panta rhei : tout change.) a maille à partir contre une espèce de cuirasse sui generis de l’Afrique. On a la triste impression que nous baignons dans le même fleuve de la médiocrité, du vol, de la mal gouvernance, etc., sans aucun espoir à l’horizon. L’Afrique, est-elle en train de devenir un continent anhistorique ? Absence de grands hommes ? des Etats, voyou ? Pourquoi ce silence complice et dangereusement pathologique ? La peur, a-t-elle gangrénée les consciences ?

Ce qui se passe depuis des années est gravissime. Qu’on soit de l’opposition, ou de l’autre côté soi-disant la majorité. Chacun doit faire sa propre psychanalyse, ou son examen de conscience. Est-il éthique de continuer à gouverner des millions d’Africains de cette façon médiocre et méprisante ? N’est-ce pas travestir la mémoire des anciens chefs d’Etat qui ont sacrifié leurs vies pour la grandeur de ce continent ?

LIBÉREZ TOUS LES PRISONNIERS, et permettre à tous les exilés de revenir apporter leurs pierres à la construction de ces Nations. Quand on observe de quelles manières dégradantes les Africains sont rapatriés d’Algérie, torturés et réduits en Esclaves en Libye, peut-on être fiers d’être appelés gouvernants, à moins d’être dépourvus de conscience et d’humanité ?

Peut-on être fiers d’observer stoïquement la décomposition de l’Afrique ?
« Si les choses sont difficiles, c’est parce que nous n’osons pas. »

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