Author Archives: JEAN MARC HENRY

Le tribalisme, l’injustice, l’esclavagisme, la discrimination et le racisme n’ont aucune excuse.

Je voudrais ici mettre en garde contre un aspect du tribalisme et du régionalisme, entretenu par ceux qui sont de la Tribu du président de la République ; dès l’instant où un homme est au pouvoir, il n’appartient plus à sa région ni à sa tribu. Il est et doit être un homme du peuple.  C’est dire que les hommes de sa région ou de sa tribu ne peuvent et ne doivent en aucun cas se prétendre seuls garant du pouvoir, seuls révolutionnaires et donner ainsi l’impression que tous ceux des autres régions où des autres tribus sont étrangers à la révolution, à la Nation et au pouvoir. La révolution et le pouvoir ne peuvent être confisqués par une région quelle qu’elle soit. Le tribalisme, pire qu’une tumeur, qui gangrène nos sociétés qui n’ont pas compris que nos différences devaient être une force, pas une faiblesse. Tout le problème se situe au niveau du pouvoir, de la conquête du pouvoir pour le pouvoir. C’est dire que les hommes de sa région ou de sa tribu ne peuvent et ne doivent en aucun cas se prétendre seuls garant du pouvoir, seuls révolutionnaires et donner ainsi l’impression que tous ceux des autres régions où des autres...

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Est-il éthique de continuer à gouverner des états de cette façon médiocre et méprisante ?

Bien qu’issu d’une génération qui s’est intellectuellement abreuvée de discours anti-impérialistes, ceux qui croient que la légitimité populaire importe moins que le soutien des grandes puissances. Comme beaucoup d’autres dirigeants africains, il est convaincu qu’un Président apprécié par ces puissances et disposant de moyens financiers et de la force publique, peut toujours se maintenir au pouvoir ; de surcroît dans un contexte où la misère et la lâcheté prédisposent beaucoup, au sein du petit peuple comme de l’élite, à une sorte de résignation.Héraclite écrit : « On ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve ». Cette importante pensée sur la dialectique implacable, voire le devenir, (Ou changement (panta rhei : tout change.) a maille à partir contre une espèce de cuirasse sui generis de l’Afrique. On a la triste impression que nous baignons dans le même fleuve de la médiocrité, du vol, de la mal gouvernance, etc., sans aucun espoir à l’horizon. L’Afrique, est-elle en train de devenir un continent anhistorique ? Absence de grands hommes ? des Etats, voyou ? Pourquoi ce silence complice et dangereusement pathologique ? La peur, a-t-elle gangrénée les consciences ? Ce qui se passe depuis des années est gravissime. Qu’on soit...

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Le pari de la liberté

Prisonnier de leur propre État, manipulés par l’Occident, infantilisé par la communauté internationale, quelle voie reste t-il aux Africains à part celle de prendre leur destin en main dans un combat pour les libertés ? Quand on demande à un peuple de se lever comme un seul homme, de se battre pour sa liberté, mais que ce peuple préfère fixer le sol ou regarder dans le vide, on ne peut le considérer comme un peuple souverain. Les responsables politiques aiment invoquer la complexité du monde pour expliquer qu’il serait fou de vouloir le transformer pourtant aujourd’hui l’histoire s’accélère. Partout, le continent s’enflamme, criant sa soif de liberté. Si le choc est si brutal, c’est sûrement dû à une histoire douloureuse. De la privation totale de la liberté en période d’esclavage, puis sous la colonisation, l’Afrique est aujourd’hui en recul total dans le classement des libertés par rapport au reste du monde. L’exemple des pays riches et des pays en voie du développement ne peut qu’interpeller les populations enserrées dans la pauvreté et privées des libertés qui leur permettraient de créer leur propre richesse, condamnée à attendre le progrès d’États défaillants et tyranniques transis de peur face au démon des libertés....

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Au musée des horreurs les dictateurs sont rois

Le tribalisme comme arme du politique Tout le problème se situe au niveau du pouvoir, de la conquête du pouvoir pour le pouvoir. Ils surfent sur le désordre, l’humiliation, le désespoir de leur peuple. Avant de basculer dans le meurtre, la folie, et surtout l’obsession de leur propre survie. Jusqu’au jour où… la FIN… On ne nait pas dictateur, on le devient. Et les tyrans séduisent d’abord les foules avant de les exterminer, pas un simple dirigeant autoritaire qui essaie de museler son opposition, non, un vrai dictateur, bien loin de l’origine étymologique : « Celui qui parle ». Plutôt celui qui terrifie son peuple, déporte et torture, assassine l’intelligence, réduit l’humanité au néant. La folie est certes une explication séduisante : mégalomanie, psychose, paranoïa, dérangement neurophysiologique, ou petit nœud vicieux dissimulé dans les neurones et tout serait dit sur ces très grands malades qui gouvernent dans la terreur. Aimer et se faire aimer, voilà l’obsession cachée des dictateurs. Tous les dictateurs sont des paranoïaques obsédés par leur survie, sûrs que le monde veut leur mort. Et s’ils massacrent. En secret, les dictateurs tremblent comme des feuilles. Tout autour d’eux, les forces obscures cherchent à les abattre. Oh ! Ne...

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Youth, our common future

It is a great joy for me to find myself among you and to speak for a moment. The end of the last century and the beginning of the 21st century could have been a decisive moment in the development of Africa, but factors of all kinds still prevent it from finding its way. Some will say that there are difficulties apparently Insurmountable problems facing Africa. But it is all a matter of leadership and vision, that is, the ability to engage our compatriots on a positive and constructive path to the future. Indeed, we need to implement a comprehensive and forward-looking vision that recognizes young people as agents of change, social transformations, peace and sustainable development. The ultimate goal of a national youth policy is to enable our political leaders, with duties and rights holders, to create and sustain an environment that enables young people to exercise their rights and responsibilities, to prosper as Human beings, to be heard, to participate and to be valued as social actors and holders of knowledge as well as new and promising ideas. These conditions are a key element in unlocking their capacity to promote a culture of peace and sustainable development and...

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La soumission aveugle

Je condamne cette bêtise humaine orchestrée par des fauves, et je proclame mon engagement sans réserve à combattre tous les fléaux qui s’attaquent à la dignité de l’humanité et de l’ensemble des peuples libres du monde. Aujourd’hui, les dirigeants de nos systèmes de pouvoir ne peuvent plus cacher les réalités auxquelles aboutissent nos systèmes de pouvoir. La censure existe mais les moyens de percer les secrets d’états sont plus nombreux et la diffusion des informations par Internet est accessible à tous. Savoir n’est pourtant pas suffisant pour changer. Il faut passer à l’action. L’être humain qui a été longtemps soumis à la passivité peut s’enfermer dans un isolement destructeur : son corps accumule les frustrations, les déprimes et il peut aller jusqu’au suicide. Deuxième possibilité : il sort de sa passivité dans une crise de violence mais il sera condamné pour les faits de violence qu’il aura commis. La troisième possibilité repose sur la démarche d’assertivité : il dit son refus de rester soumis, il donne un argument objectif pour justifier son émotion et son sentiment et il propose une solution qui reste à discuter. Il ose être lui-même. Cette attitude pour quitter la soumission exige un certain courage mais...

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Guerre contre le braconnage des multinationales dans le Delta du Niger ?

Nous ne parlons pas rigoureusement, philosophiquement et éthiquement lorsque nous parlons de la « guerre pour l’or noir », si nous ne nous posons pas la question comme les moralistes à savoir, si les rebelles ont des raisons conscientes, légitimes, rationnelles et irrationnelles d’agir ? Dans la perspective de ceux qui condamnent hâtivement les rebelles du MEND (mouvement d’émancipation du delta du Niger, né en 2006) sur la simple base des informations fournies par les médias, qui mettent en évidence les attaques des infrastructures et des kidnappings d’expatriés, leur jugement de la situation est faible, et non holistique ; car dans ce contexte de la rébellion du MEND contre les multinationales et l’Etat nigérian, la raison au premier abord est insuffisante pour rendre compte de leurs raisons d’agir. Pourquoi ? Lorsqu’Antigone de Sophocle outrepasse l’interdit du roi Créon pour donner la sépulture à son frère Polynice, ce qui a motivé son acte, c’est clairement un devoir (une loi morale) qui l’a poussée à un tel acte courageux, et non pas un désir de se prouver quoi que ce soit. C’est ce que nous enseigne Hume dans son Enquête sur les principes de la morale (appendice, I). Dans le cadre de...

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L’Afrique, une prison ouverte ?

Depuis des lustres, on a ergoté sur les maux et les retards de l’Afrique en termes de développement, en incriminant fondamentalement l’homme blanc, le colon ; mais on oublie hâtivement le second coupable, à savoir les dirigeants qui acceptent d’être des marionnettes, des vénaux ou des sous-fifres des anciens maîtres. Jusqu’au XXIe siècle, les mêmes tares politiques se perpétuent, à telle enseigne qu’il est judicieux de se demander si in fine l’Afrique s’est véritablement libérée des griffes de ses anciens maîtres ? A la problématique de l’immigration, qui explique en partie l’échec des gouvernants à réaliser l’Eldorado chez eux, du fait de la mal gouvernance, est corrélée la question de la sécurité, avec comme conséquence l’installation des bases militaires en Afrique, qui dans l’entendement des gouvernants obtus, ne constituent point des impérialismes, a fortiori une mise sous contrôle à distance de leur souveraineté. De part en part, cette Afrique est quadrillée telle une immense prison, à cause des ses richesses. Avec le terrorisme, pseudo djihadiste financé et souvent couvé par des puissances économiques, il est fort difficile d’entrevoir la fin de la domination, de l’affranchissement pur et simple de l’Afrique. Aussi longtemps que l’Afrique regorgera de pétrole, d’uranium, de gaz,...

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L’EGOISME

L’EGOISME : le Primat du Paraître… L’égoïsme est classiquement entendu comme un « amour excessif de soi et de ses intérêts », à distinguer d’égotisme qui est « l’attitude volontaire d’analyse de soi et de culture de son ego ». Partant de cette petite considération, peut-on avancer que l’homme politique est plus égoïste que le commun des mortels ? Autrement dit, être au pouvoir, est-ce ad aeternam ne s’occuper que de ses propres intérêts ? Quand les hommes décident ou choisissent de vivre en communauté, c’est pour satisfaire leurs besoins, réaliser leurs désirs et préserver leurs intérêts. C’est par le respect de ses principes fondamentaux que le bien-vivre est possible, et que l’homme peut se concevoir comme un animal politique. Chacun dans une société/ou l’Etat a conscience de ce qui est bien (agathon) » et utile (utlitas) » pour lui ; poursuit et recherche son intérêt particulier. Cependant, il existe dans la société politique des individus plus cupides, plus ambitieux que les autres, qui recherchent des biens et des intérêts particuliers et égoïstes. L’égoïsme vient phagocyter, supplanter l’intérêt commun. Nous retrouvons cette particularité de l’intérêt égoïste en politique, en l’occurrence dans la vie politique nigérienne. Jean Marc Henry, nous propose...

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Dieu, rassemble ce qui est divisé

Dieu, rassemble ce qui est divisé. Dieu Éternel et Miséricordieux, Toi qui es un Dieu de paix, d’amour et d’unité, nous te prions, nous te supplions de rassembler. Tout ce qui est divisé. Ainsi, nous n’aurons plus qu’un seul cœur, une seule volonté. Une seule science, un seul esprit, une seule raison. Cette vérité, c’est que la considération de notre humanité commune devrait toujours l’emporter sur tous nos motifs de nous haïr les uns les autres. Aimer son prochain comme soi-même veut dire d’abord simplement cela : nous sommes de la même chair, comme les enfants d’une même mère. Aujourd’hui, la haine et la division alimentent notre quotidien. L’homme dans sa méchanceté œuvre pour diviser d’avantage. Ce qui nous rassemble est bien plus important que nos désirs égoïstes qui sont la source de nos divisions humaines alors que Dieu est divin. On me demande souvent si je suis musulman, chrétien ou juif. Je réponds ma religion, c’est Dieu. N’écoutez pas tous ceux qui nous stigmatisent, tous ceux qui vous cantonneront dans un clan que vous soyez blanc, noir, arabe. Sachez que Dieu est unique pour tous. Toute autre affirmation n’aura pour objectif que de nous désunir. Nous avons tous le...

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